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7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 21:28

 

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Extreme Limite AM Paris - Norma Judd n°44

Team Manager : Patrice Roussel

Directeur Sportif : Marc Graillot

Norma M200P - Moteur V8 Judd HK 3,6 litres (dérivé d'un bloc V8 BMW) - Pneus Dunlop

 

Norma M200P-Judd HK n°44 : Fabien Rosier-Philippe Haezebrouck-Jean-René De Fournoux

 

Journée Test : 3'50"134 - 23ème - 9ème temps en LMP2

Spa : 39ème - 9ème en LMP2

 

Le team nantais Extrême Limite court dans le Challenge d'Endurance Protos VdeV depuis plusieurs années, avec des Norma. Parallèlement à un nouvel engagement en VdeV, l"équipe est passée cette année au LMP2. Fidèle de Norma -Patrice Roussel, le Team Manager, ayant disputé les 24 Heures du Mans sur une Norma-Ford et ayant également couru aux USA sur Norma- le team a fait l'acquisition du châssis Norma ayant fait les 24 Heures du Mans 2010 avec le Pegasus Racing.

 

Extrême Limite a beaucoup travaillé sur la voiture et l'a équipée d'un système d'acquisitions de données qui faisait défaut l'an passé. Le moteur Judd HK a été choisi en 2011 et la vitesse de pointe de la voiture est satisfaisante. La voiture a débuté au Castellet. En qualifications, à moteur égal, Fabien Rosier n'était qu'à quatre dixièmes de Pierre Kaffer, à moteur égal. En course, cela a été un peu plus difficile. Lors de la Journée Test, la matinée a été consacrée à qualifier les trois pilotes, ce qui a été fait sans soucis. En fin de journée, Fabien Rosier a descendu un peu les chronos, mais la voiture vaut mieux que les 3'50". A Spa, le proto a été très vite retardé et dès lors toute chance d'un bon résultat était anéanti.

 

L'équipage du Mans, différent de celui des Les Mans Series, où Fabien Rosier a pour coéquipiers les suisses Jean-Marc Luco et Maurice Basso, est de très bonne valeur et très homogène. Fabien Rosier a été volant ACO en 2006 et a une jolie pointe de vitesse comme il le prouve en VdeV où il vient d'aligner cinq pole positions lors des dix dernières courses malgré la présence de quelques autres beaux sprinters. Il court également cette année en GT Tour au volant d'une Viper. Ce sera sa première participation aux 24 Heures. Fabien dispose d'un solide bagage technique, possédant son diplôme d'ingénieur. Philippe Haezebrouck et Jean-René De Fournoux font leur retour au Mans. Haezebrouck a couru deux fois au Mans, en 2001 sur une Porsche avec Gunnar Jeannette et Romain Dumas, le trio terminant septième, ainsi qu'en 2005 sur la Pilbeam JPX. Haezebrouck court également en VdeV. Il a un programme très chargé puisqu'il court également en VLN cette année, ayant remporté la victoire de classe dans les deux dernières manches. Jean-René De Fournoux va courir ses septièmes 24 Heures du Mans dont trois sur WR. Il a été lui aussi volant ACO et a couru aussi en VdeV avec Extrême Limite. L'association des trois pilotes, tous habitués des courses d'endurance, sera un atout dans cette catégorie très disputée.

 

Marc Graillot à E-I :

Le début de saison : "Nous avons terminé toutes les courses et nous avons parcouru beaucoup de kilomètres depuis le début de saison sans problème majeur. Il y a une progression permanente dans la compréhension de la voiture et de ses réactions aux réglages et l'équipe technique est rodée maintenant. Le classement actuel en Le Mans Series ne reflète pas vraiment le potentiel que nous montrons depuis le début de la saison. Nous allons continuer à progresser."

 

Les espoirs pour Le Mans : "Notre objectif principal est d'acquérir de l'expérience dans une course à ce niveau de difficulté. Notre premier espoir est d'être à l'arrivée, puis de finir au milieu du paquet très relevé des LMP2 et au général, si tout va bien, dans le Top 15."

 

Les concurrents : "Le lot est très relevé.Beaucoup d'équipes ont plus d'expérience que nous en tant qu'écurie et en équipement (Lola, Zytek, Oreca). Sur le début de la saison, la puissance des moteurs en présence n'est pas équilibrée, mais l'ACO est attentive à la situation, c'est une bonne chose. Malgré cela, nous collons au paquet -voir les temps de qualifs de Spa, par exemple) et nous espérons encore progresser sur la fin de saison."

 

Même si Extrême Limite AM Paris va courir pour la première fois au Mans, l'équipe dispose d'une solide base, avec un Team Manager qui a remporté en tant que pilote les 24 Heures en LMP2 sur une Debora, avec un Directeur Technique de talent, Patrick Dupont. Pour cette première participation, l'objectif sera de terminer, mais le châssis de la Norma et la bonne vitesse de pointe du proto peuvent permettre un très beau résultat.

 

Claude Foubert pour endurance -info et lnterview

 

Commençons par le débutant...Fabien, quelles sont tes impressions sur ce Pesage ?

F. Rosier : « Je ne connaissais pas du tout la Place des Jacobins, le Pesage, je n'avais jamais vu ça, il y a pas mal de monde...C'est impressionnant, la ferveur qu'il y a pour ce Pesage. »

 

Philippe, tu as connu le Pesage sur le Quinconce...

P. Haezebrouck : « J'avais effectivement connu le Pesage lors de mes premières participations, mais finalement on est tellement impressionnés, surtout la première fois, où je n'avais rien vu passer...Là, c'est bien, parce que je profite un peu plus de ce qu'il y a autour. Le changement d'emplacement ne change rien,  on ressent la même présence fervente du public. »

 

Le moteur Judd HK BMW  a bénéficié des derniers ajustements techniques de l'ACO. Pensez-vous que la Norma va en tirer bénéfice ?

F Rosier : « On a hâte de voir ça ! A priori, Judd annonce une dizaine de chevaux supplémentaires. Sur près de 500 annoncés, ça ne fait pas une différence énorme...Donc, on va verra  vraiment mercredi les effets. Moi , ce que j'avais ressenti, mais c'est un avis de pilote uniquement, c'est que les moteurs Nissan avaient plus de couple. C'est vraiment à l'accélération, en sortie de virage, qu'ils faisaient la différence avec nous. En vitesse de pointe, on était pratiquement pareil."

 

P. Haezebrouck : « Je n'ai pas suffisamment de recul, je n'ai  pas suffisamment roulé avec la voiture, mais nous avons un moteur qui est linéaire, qui monte bien, qui prend ses tours et qui est très gréable. Ce qu'il faut, c'est que ça dure vingt-quatre heures. »

 

Bonne vitesse de pointe, donc ?

 

F.Rosier : « En Le Mans Series, oui. Par contre, pour la Journée Test, on avait gardé la package aéro normal, donc ce n'était pas parfait, mais comme dit Philippe, la performance maxi, ce n'est pas l'essentiel. Ce qu'il faut, c'est que l'auto soit bien confortable à conduire sur 24 heures, qu'elle se conduise facilement,  ne pas être gênés, ne pas prendre les vibreurs, passer les virages avec un rapport de plus pour économiser la boîte et le moteur,  ne pas faire de touchette, éviter tous les pièges. L'idée, c'est ça, faire une course raisonnable. »

 

Qu'est-ce que vous avez changé sur l'aéro par rapport à la Journée Test ?

F.Rosier : « Pas grand-chose, en fait. Deux ou trois petites choses. On n'a pas de package aérodynamique spécifique. On a enlevé les flaps à l'avant, ce qui devrait faire en sorte de réduire l'appui à l'arrière pour avoir une balance égale, pour avoir un peu plus de Vmax. A Spa, par contre, donc après la Journée Test, on avait  joué pas mal sur le châssis, et on avait gagné pas mal. »

 

Philippe, tu n'as piloté la Norma que pendant la Journée Test. Combien as-tu fait de tours ?

P. Haezebrouck : « Combien j'ai fait de tours, Je ne sais pas, mais quand je monte dans une voiture de course, j'ai toujours l'impression que même si je descends longtemps après être monté dedans, ça n'a pas duré longtemps , donc pas suffisamment ! Mais là, on a 24 Heures, on va pouvoir rouler, tout en essayant d'être le plus raisonnable possible. »

 

Fabien et Philippe, vous vous êtes bien entraînés dimanche en Espagne, pour la troisième manche du Challenge d'Endurance Protos VdeV à Motorland Aragon (les deux pilotes étaient cette fois concurrents, tous deux au volant de Norma M20FC)...

 

P. Haezebrouck «Nous, on a eu cinq heures très agréables et puis la dernière heure un peu calamiteuse, avec des problèmes d'allumage, mais on a décidé de ne pas arrêter la voiture, car on n'était pas sûr qu'elle redémarre. On avait un petit peu d'avance sur le troisième et on a réussi  à garder notre deuxième place. Malheureusement, on aurait bien aimé aller chatouiller David Zollinger et Philippe Mondolot. Deuxième, c'est pas mal, mais premier, c'est encore mieux... »

 

F. Rosier « On a fait un début de course correct, on était d'ailleurs devant Philippe et ensuite, ils nous sont passés devant au bout d'une heure et demie de course. Globalement, ils étaient plus rapides que nous. Théoriquement, on devait faire troisièmes, mais on a eu un petit problème au stand et on ne pouvait pas aller chercher ceux qui étaient devant . »

 

Jean-René De Fournoux nous rejoint.

 

Jean-René, les impressions d'un « ancien ?

J.R. De Fournoux « La pression ou les impressions ?  Non, je suis assez serein. Il y aura forcément un petit peu de pression qui va monter au fur et à mesure que l'évènement  arrive, mais je suis assez serein, parce que l'équipe sait ce qu'elle fait, parce que les coéquipiers ont beaucoup d'expérience, sont rapides, donc c'est parfait. « 

 

Même question que pour Philippe, combien de tours as-tu fait pendant la Journée Test ?

J.R. De Fournoux : "Une vingtaine, je pense. On a fait dix tours le matin, on s'est concentrés là-dessus, et l'après-midi, à peu près une dizaine. »

 

Est-ce que vous avez défini qui allait prendre le départ des 24 Heures ?

P Haezebrouck : « Oui, c'était une de mes requêtes  au moment où j'ai signé avec l'écurie, c'était de prendre le départ, et ils l'ont accepté, donc ce n'est plus un sujet, c'est moi qui  prendrai le départ. On s'était mis d'accord. »

 

Tu as pris une matraque et tu as dit, c'est comme ça ou rien... ?

P. Haezebrouck : « Non, non, jamais...(rires). On s'est tous mis rapidement d'accord. »

 

Est-ce que vous avez décidé de la suite des relais ?

P. Haezebrouck : « On ne connaît pas encore la stratégie. Je ne sais pas si on fera un relais, deux relais, trois relais...Je suivrai ce qu'on me dira de faire. »

 

Comment se comportent les pneumatiques Dunlop sur la Norma ?

F. Rosier : « ça va, ils ne se dégradent pas trop. Il sont bien. Je me demande si on ne mettrai pas des soft pour la qualif ? »

 

Je sentirais bien que ça te démange un peu... !!

F. Rosier : « Sérieusement, l'objectif, c'est que la voiture soit bien réglée. »

 

P. Haezebrouck : « On a toujours envie d'aller vite,  C'est une auto agréable à conduire, qui est saine, qui n'a pas de vices, et pour les 24 Heures, c'est une voiture avec laquelle on est vite en confiance. C'est d'ailleurs là où il faut se méfier, car quand on est trop vite en confiance, on peut commettre des erreurs. On verra en course. On roule, on ne s'arrête pas, et la vie est belle...En LMP2, si on a la chance d'être à l'arrivée, en principe on n'est pas trop mal classé.  Ce qu'il faut, c'est ne pas s'arrêter. En 2001, avec la Porsche Freisinger, on a dû s'arrêter au stand 31 ou 32 minutes, et encore parce qu'on a fait un arrêt supplémentaire, parce qu'un des pilotes a voulu monter des medium. Manfred Freisinger s'est laissé faire, mais on n'aurait pas dû s'arrêter, c'est ce qui nous coûte la victoire en GT. »

 

J.R De Fournoux : « 2001, il a vraiment beaucoup plu. Rouler en intermédiaires, ce n'est pas facile. Quand c'est trop mouillé, tu es mal, quand ça ne l'est pas assez, tu es mal aussi, c'est coton. »

 

Fabien, tu as roulé avec la Norma sous la pluie ?

F. Rosier : « Pas beaucoup, c'est pour ça que ce serait bien qu'il ne pleuve pas !!"

 

P. Haezebrouck : « Je ne suis pas inquiet, parce que c'est une auto saine. »

 

J.R. De Fournoux : « L'avantage avec un proto, c'est que sous la pluie, il n'y a pas de buée. »

 

Nous remercions Fabien, Philippe et Jean-René.

 

Propos recueillis par Claude Foubert pour endurance info

 

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